La fin du doute

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Sunmoon
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Re: La fin du doute

Postby Sunmoon » Sat Sep 16, 2023 5:01 pm

Qu’est-ce que tu en as retenu essentiellement ? et surtout, tu l’as déjà un peu écrit, qu’est-ce que tu ne vis pas et que tu aurais espéré vivre depuis cette compréhension ? Où se situent les décalages, les écarts entre ce que tu penses avoir compris et ta vie ?
Je continue de vivre de la réactivité inutile. C'est a dire des réaction addictive, de fuite, etc... Qui sont l'expression qui reflète qu'il reste en moi des fragments qui continu de prendre la séparation et la présence d'un individu indépendant comme réel.

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Re: La fin du doute

Postby sulawesi » Sat Sep 16, 2023 8:52 pm

Et sur ça ?
Les pensées et jugements m'informe de ma situation actuelle avec une charge de chose à faire au quotidien qui me submerge.
Tu penses que tu pourrais faire mieux, que ce que tu fais n’est pas suffisant ?

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Re: La fin du doute

Postby Sunmoon » Sun Sep 17, 2023 8:04 pm

Tu penses que tu pourrais faire mieux, que ce que tu fais n’est pas suffisant ?
Non.

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Re: La fin du doute

Postby sulawesi » Wed Sep 20, 2023 8:22 pm

Bonsoir ou bonjour Sunmoon,

Bon, je pense qu'on a maintenant assez de matériel sur lequel s'appuyer :-)
Je continue de vivre de la réactivité inutile. C'est a dire des réaction addictive, de fuite, etc... Qui sont l'expression qui reflète qu'il reste en moi des fragments qui continu de prendre la séparation et la présence d'un individu indépendant comme réel.
"Réactivité inutile". "Inutile", c'est du réel ou de la pensée ?
Qui sont l'expression qui reflète qu'il reste en moi des fragments qui continu de prendre la séparation et la présence d'un individu indépendant comme réel
C'est de la pensée ou du réel, ça ?
En quoi y aurait-il un individu indépendant ? Où le perçois-tu ?

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Re: La fin du doute

Postby Sunmoon » Fri Sep 22, 2023 7:44 pm

"Réactivité inutile". "Inutile", c'est du réel ou de la pensée ?
C'est une pensé.

C'est de la pensée ou du réel, ça ?
Les sensations sont une expérience directe. La réactivité aux pensées est aussi une expérience. Lorsque je pense au dentiste. Cette pensé réveille des tension musculaire (sensations). Il n'y pas d'individu qui pense ni individu qui ressens. Cela n'empêchent pas ces mécanismes de surgire.

En quoi y aurait-il un individu indépendant ? Où le perçois-tu ?
Je ne perçois pas d'individu dans mes investigations. Cela n'empêche pas d'avoir réactivité. Certaine je sons fonctionnelle. Comme avoir suffisamment peur d'un camion qui va m'écraser pour trouver la motivation de sortir de sa route. Je dis "je" a cause de la sémantique la peur et l'action provoquer par cette peur est autonome.

Toutefois il y a des peur imaginaire qui révèle des croyances en l'existance d'un individu non-existant. Comme la préocupation d'aller au travail lundi matin.

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Re: La fin du doute

Postby sulawesi » Sat Sep 23, 2023 11:05 am

Bonjour Sunmoon,

(le texte est long, je t'ai mis en bleu gras la question qui demande réponse)
"Réactivité inutile". "Inutile", c'est du réel ou de la pensée ?
C'est une pensée.
Oui. Et pourtant cette réactivité est très utile : elle est révélatrice, elle te donne un miroir exact de l'état des lieux. C'est une simple et pure information. Elle est précieuse car sans la perception de cette information tu serais aveugle à ce qui se joue en toi.
Et c'est d'ailleurs ce qui se passe : il y a une forme de censure à l’œuvre dans la pensée/jugement "inutile" qui, au lieu de considérer cette réactivité comme une info précieuse, va la rejeter comme si c'était un déchet sans la questionner et lui donner la chance de révéler ses secrets (ce dont elle est l'expression, ce qui la fait naitre, son origine).
Cette pensée-jugement est aussi une réactivité, une sorte de réactivité sur la réactivité... (et c'est pourtant aussi une info précieuse...)
Qu'est-ce qui fait que ce qui est maintenant est insatisfaisant ?
En quoi le présent est insatisfaisant ?

La présence de pensés qui jugent constamment et négativement. Qui sont insatisfaite.

Tu en es même à juger tes jugements. De la réactivité niveau 3
Réactivité => Jugements => Jugement des jugements :-)
"Réactivité inutile". "Inutile", c'est du réel ou de la pensée ?
C'est une pensée.
Et constater que c'est une pensée ne rend pas compte de toutes les conséquences du simple évènement qu'est le jugement : "Cette réactivité est inutile." :
- Considérer cette réactivité comme inutile te rend aveugle au bénéfice qu'elle représente : elle est une information, donc précieuse, et manquer cette information t'empêche de la questionner, de la comprendre, de comprendre la structure à l’œuvre derrière, les vieux conditionnements qui trainent et donc ça va interdire une possibilité d'évolution.
Sans ouverture pas de compréhension et pas d'évolution. Blocage...
- Juger cette réactivité comme "inutile" ne l'empêche pas d'apparaitre, de s'exprimer. Et ce refus qui est derrière ce jugement entraine des tensions, de la contraction, du stress qui envahit ton présent, toutes sorte de conséquences physiologiques, avec des compensations à la clé pour essayer de retrouver une détente.
Les sensations sont une expérience directe. La réactivité aux pensées est aussi une expérience. Lorsque je pense au dentiste. Cette pensée réveille des tension musculaire (sensations). Il n'y pas d'individu qui pense ni individu qui ressens. Cela n'empêchent pas ces mécanismes de surgir.
Oui... Des pensées, une mémoire réactualisée entrainent des réactions...
Mais attention : ce n'est pas le dentiste qui génère la réaction, c'est ton interprétation de "dentiste", ce que tu y associes. Le ou la dentiste, c'est juste une personne. Ta réaction est liée aux pensées et mémoires à propos du dentiste.
(de la même façon que ton ressenti par rapport à ta réactivité est à propos de cette réactivité (=> elle est inutile, donc négative, gênante, refusée...))
Ce n'est pas le réel qui génère des réactions, c'est ton interprétation du réel, ce que tu y associes. Interprétations auxquelles tu crois (et qui deviennent ainsi du réel pour toi). C'est très important d'en prendre conscience.

Je te rappelle l'échange originel. Je questionnais cette interprétation d'individu depuis ça :
Je continue de vivre de la réactivité inutile. C'est a dire des réaction addictive, de fuite, etc... Qui sont l'expression qui reflète qu'il reste en moi des fragments qui continu de prendre la séparation et la présence d'un individu indépendant comme réel.
Tu interprètes ta réactivité, tes réactions (dans lesquelles, on vient de le voir, on peut aussi mettre tes pensées, jugements : ce sont aussi des réactions...), comme l'expression de la croyance en un individu séparé.

Ici aussi :
Toutefois il y a des peur imaginaire qui révèle des croyances en l'existance d'un individu non-existant. Comme la préocupation d'aller au travail lundi matin.
En quoi y aurait-il une croyance en un individu non existant ? Détaille moi ça stp. Où serait l'individu non existant dans la préoccupation d'aller au travail lundi matin ?

Tu parles de peur imaginaire, mais la préoccupation, peur, dont tu parles dans ton exemple est réelle. C'est une expérience, un éprouvé (contraction, stress, peur, anxiété, pensées...), perçu, observée dans l'instant.
Ce qui est imaginaire, c'est les pensées, crues, les croyances qui génère ces réactions, et qui sont une interprétation de l'évènement neutre : "Je vais au travail lundi matin".

Ce qui est imaginaire, purement spéculatif, c'est tout ce que tu vas associer à l'évènement, neutre en soi "Je vais au travail lundi". Par exemple : "Ça va être pénible", "Untel va m'emmerder", "Je vais m'ennuyer", "Ça va être le stress"... (juste des exemples, je ne connais pas ton boulot :-) :-)
Tout ça est imaginaire car ça ne repose sur aucune observation dans l'instant, le réel (tu n'es pas encore au boulot. C'est de l'anticipation, donc de l'imaginaire fondé sur une mémoire, une interprétation)

Prend le temps d'observer le paysage de ces mécanismes chez toi : au bilan, il y a d'un côté un réel neutre : des réactions, un dentiste, un boulot, des pensées (les jugements) et par dessus ce réel une surcouche d'interprétation purement imaginaire, qui sont des pensées crues à propos du réel observé ou évoqué (et là il n'est même plus réel : le dentiste, le boulot demain) : c'est négatif, c'est pas bien, je vais avoir mal, ça va être pénible...etc
Et cette surcouche d'interprétations, de pensées crues va générer elle-même des réactions, qui vont générer des réactions...etc


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Re: La fin du doute

Postby Sunmoon » Wed Sep 27, 2023 6:24 pm

Considérer cette réactivité comme inutile te rend aveugle au bénéfice qu'elle représente
Cela est très pertinent et vrai. J'ai regardé ces jours cette dynamique, effectivement il y ce "inutile" qui bloque et juge. J'ai aussi pu constater qu'il y a beaucoup de peur derrière agir depuis mon ressenti du moment.
En quoi y aurait-il une croyance en un individu non existant ? Détaille moi ça stp. Où serait l'individu non existant dans la préoccupation d'aller au travail lundi matin ?
Dans la pensé que je suis un personne. Qui travaille dans tel domaine. Qui travaille dans telle lieux là-bas. Qui comme hier, va devoir aller au travail demain. Je suis cette individu dans ce corps qui a des problèmes etc...

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Re: La fin du doute

Postby sulawesi » Wed Sep 27, 2023 10:42 pm

Bonsoir Sunmoon,
Cela est très pertinent et vrai. J'ai regardé ces jours cette dynamique, effectivement il y ce "inutile" qui bloque et juge. J'ai aussi pu constater qu'il y a beaucoup de peur derrière agir depuis mon ressenti du moment.

Les évènements sont neutres. Ce sont juste des évènements et leur perception est une information neutre...
(Et les jugements que tu émets sur un évènement, toute réaction qui apparait en toi fait aussi partie de la catégorie "évènements".)

L'interprétation qu'on fait des évènements, le classement dans une catégorie (bien, positif/pas bien, négatif) n'est que le fait de croyances qui constituent un conditionnement d'arrière-plan et qui tendent à diviser le réel selon : "C'est conforme à mes attentes" ou "Ça contrarie mes attentes", avec un cortèges d'effets divers sur le corps, selon la catégorie :
Le haut : joie, j’exulte, détente, plaisir, satisfaction, soulagement, admiration...
Le bas : contraction, stress, crainte, déception, dépit, dépression, rejet, pensées négatives...

"C'est bien, positif" signifie "Ça va dans le sens de mes attentes implicites, dans l'idée que je me fais de ce que devrait être le monde"
"C'est mal, négatif" signifie "Ça ne va pas dans le sens de mes attentes, ça ne va pas avec le monde tel qu'il devrait être selon mes croyances et mes conditionnements"

Et tout être humain mu par ses croyances inconscientes, voyant/interprétant le monde selon le prisme de ses conditionnements, se débattra dans ce yoyo perpétuel de haut et de bas.

Le monde, les évènements sont ainsi interprétés en fonction de ses attentes inconscientes : acceptation/adhésion ou crainte/rejet, mais il n'y a jamais d'ouverture neutre inconditionnelle qui seule peut permettre une compréhension.
Par exemple, quand tu rejettes tes réactions et tes jugements, tu perds tout moyen de comprendre l'information précieuse dont l'évènement est porteur. Si tu acceptes et accueilles avec une ouverture compréhensive (de l'amour...), tu as la possibilité de questionner l'évènement (tes réactions et tes jugements) et d'entendre leur signification, origine.

Byron Katie a une phrase très sympa qui résume ça très bien : "Les choses n'arrivent pas à vous, elles arrivent POUR vous"
J'ai aussi pu constater qu'il y a beaucoup de peur derrière agir depuis mon ressenti du moment.
Ceci illustre exactement ce que je suis en train d'écrire : d'être dans une position d'accueil et d'observation, au lieu de subir tes réactions, t'a ouvert à un nouveau savoir, une nouvelle compréhension : tu as compris qu'il y avait de la peur derrière (et note que ce n'est pas un processus de la pensée : tu interroges l'évènement, ton ressenti, sans mot, ni pensée, c'est juste une ouverture, et la réponse monte comme une bulle qui sort de la vase, et là tu peux mettre des mots dessus. C'est magique :-)

Le mot-clé est "ouverture", écoute. Quand tu es dans l'ouverture, tu n'es plus dans le costume du simili individu agit par des réactions qu'il essaie désespérément de contrôler. L'ouverture te place dans une position d'observation, d'accueil, extérieure au sujet conditionné et animé par des réactions. Seule cette ouverture permet une compréhension.Sinon, il n'y a que réaction, conditionnement en action.
J'ai aussi pu constater qu'il y a beaucoup de peur derrière agir depuis mon ressenti du moment.
Oui, c'est effectivement de la peur : toute tentative de contrôle, tout jugement (les jugements sont une forme de contrôle du réel, en s'efforçant de le catégoriser) découle d'une peur fondamentale : "Le monde, les choses, les gens devraient être comme-ci ou comme-ça" , et là, je me sentirais en sécurité.

Et comme le monde n'est pas construit pour obéir à nos attentes (sachant que chacun est porteur de ses propres attentes, qui sont différentes de celles du voisin :-) ), de là découle la souffrance de base qui est derrière toutes les souffrances : "Les choses devraient ou auraient dû être autrement"

Tout ça repose sur une croyance fondamentale : "Je suis un individu et je peux contrôler mon univers"
Explorons ça :
Contrôles-tu l'émission de tes pensées : As-tu un contrôle sur le robinet : peux-tu arrêter durablement de penser ? Savais-tu quelles pensées arriveraient en toi là dans les dernières minutes ? Sais-tu quelles seront les pensées qui émergeront en toi dans 5 mn ?
Mêmes questions sur l'émergence de ton ressenti, tes affect, émotions.
Mêmes questions sur l'émergence de tes réactions physiques.
(Je parle bien de l'émergence, pas d'un contrôle a posteriori, qui lui existe plus ou moins, pas toujours)
Dans la pensée que je suis une personne. Qui travaille dans tel domaine. Qui travaille dans telle lieux là-bas. Qui comme hier, va devoir aller au travail demain. Je suis cette individu dans ce corps qui a des problèmes etc...
Explorons méthodiquement ça et questionnons la validité des mots que tu mets là-dessus. Sont-il vraiment une description fidèle de cette réalité ?
Tu serais une personne qui travaille dans tel domaine et dans tel lieu :
Moi, ici, je perçois un corps qui agit, animé par des pensées (des buts, des choix...), utilisant une mémoire. Il n'y a aucun contrôle quand aux pensées qui émergent. Elles émergent,comme les ressentis, les gestes...
Ces pensées peuvent manifestement se référer à une mémoire (travail, repères géographiques, personnes, repères temporels, projets, savoirs...)
Je ne pourrais pas vraiment dire que ce corps est ce que je suis, dans le fait que ce corps est un objet de perception, plus qu'un sujet (pas vraiment de contrôle, contrôle limité. La preuve, il a aussi des "problèmes", au niveau de ce que la mémoire nomme genou, cheville. Problème, ça doit vouloir dire que ça ne fonctionne plus comme avant dit la mémoire, et je ne peux contrôler ça)
Ce corps est, comme le monde, un objet de perception, à travers des sens : la vue, l'odorat, l’ouïe, le toucher. Il est finalement sur le même plan que le monde... Un objet de perception.
Je ne peux pas considérer que c'est ce que je suis. Ce que je suis le perçoit, le contient, comme le reste du monde, les autres.
En quoi y a-t-il un individu dans ce corps ? Je ne vois pas. Il n'y a pas de contrôle. Les pensées que je peux y attacher pour fabriquer la pensée "Je suis ci ou ça" ne sont que mémoire : une sélection de caractéristiques choisies (elles m'arrangent parfois :-)), qui n'ont qu'une vérité statistique approximative. Dans les faits, il n'y a que changement perpétuel...

Et ce n'est pas ce que je suis. Ce que je suis perçoit ce corps, ses réactions, les pensées qui émergent au sein de cet espace, et le monde sur un même plan, et il n'a pas de caractéristiques définies. Il était le même quand mon corps avait 15 ans, 20 ans, 30 ans, 40 ans. Mais le corps, le contenu de la mémoire a changé, lui.

Et toi ? Quelle est ton expérience ? Prend le temps d'observer et dis-moi

Thierry

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Re: La fin du doute

Postby Sunmoon » Fri Oct 06, 2023 12:04 pm

Je partage ta vision et suis en parfaite accord avec ce que tu dis.

Il m'arrive de percevoir et ressentir cette évidence.

Toutefois il reste des sensations de vide, peur et manque en moi. Ces énergies me font retomber dans l'identification individuelle. La croyance qui persiste est que je ne peux pas être TOUT et ressentir ces énergies de manque de peur etc...

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Re: La fin du doute

Postby sulawesi » Fri Oct 06, 2023 4:14 pm

Bonjour Sunmoon,
Toutefois il reste des sensations de vide, peur et manque en moi. Ces énergies me font retomber dans l'identification individuelle. La croyance qui persiste est que je ne peux pas être TOUT et ressentir ces énergies de manque de peur etc...
Toutefois il reste des sensations de vide, peur et manque en moi.
Et alors... Ce ne sont que des sensations, affects (peur), sensations de vide (tu aurais pu ajouter "pensées") qui viennent... et passent... C'est toujours passager.
En quoi est-ce un pb ?
Tu es en réaction de fuite automatique par rapport à ça. C'est un vieux réflexe que tu n'as pas remis en questions. Y a-t-il un vrai danger pour ton intégrité corporelle là ? (les seuls dangers réels)
Non... ce n'est pas un tremblement de terre, une voiture qui fonce sur toi...
Ce n'est que de la peur de la peur, de la peur du vide. De la peur de... sensations ? Juste un refus... Et c'est ce refus qui crée un malaise.

Petit exercice...
Teste l'autre option :
Tu n'as pas de choix quand à ce qui émerge en toi : sensations, affects, ressentis, pensées...
MAIS, considérant que ton intégrité physique n'est pas menacée, tu peux, au lieu de te laisser porter passivement par ce réflexe (et être ainsi victime d'une conduite qui t'échappe), tu peux tester l'acceptation : au lieu de te contracter, essaie d'accepter, d'embrasser la sensation, les pensées, le ressenti, essaie de le goûter pleinement, comme tu goûterais une nouvelle saveur, une odeur inconnue. Comme une attitude de méditation. Une ouverture, écoute.
Tu verras que l'expérience change complètement. C'est la résistance qui crée le malaise. Ne me crois pas sur parole. Teste...
La croyance qui persiste est que je ne peux pas être TOUT et ressentir ces énergies de manque de peur etc...
Comme tu dis c'est une croyance. Une interprétation, de la pensée...
Quand tu veux choisir dans la réalité qui se présente à toi (affects, sensations, pensées, ressentis...), => vouloir ressentir ça mais pas ça, penser ça mais pas ça, avoir telles réactions mais pas celles-ci... est-ce que tu est "TOUT" ??
Ben non justement... :-)
Tu divises artificiellement le réel selon des conditionnements inconscients et tu t'inventes une plénitude que tu pourrais ressentir en expérimentant ça, mais pas ça.
"Je ne pourrais trouver le bonheur qu'avec une Rolex et une BMW..." :-D :-D
Au fond, c'est pareil, même structure... :-)

Et on est bien d'accord que tu n'as aucun contrôle sur ce qui émerge en toi : affects, sensations, pensées... donc ce contrôle qui voudrait choisir ce qu'il expérimente est totalement vain... :-)
Médite cette logique : En te débattant pour choisir ce sur quoi tu n'as aucun choix, comment pourrais-tu ressentir un quelconque confort, plénitude ? :-)
Ces énergies me font retomber dans l'identification individuelle.
Qu'entends-tu par là ?
En quoi y a-t-il une quelconque identification là ?
Dans "énergies", je ne vois que des pensées, sensations, ressentis passagers pour ma part...

Ce n'est pas ce que tu es au fond : c'est passager : ça vient... et ça passe... Aucune continuité ici, aucune constance.

Ce que tu es au fond, quand il est accepté que ces ressentis, pensées viennent et passent leur chemin, est toujours là, témoin ce cette discontinuité, de ces manifestations passagères, mais n'est jamais affecté par elles. Comme le bleu du ciel accueille le passage des nuages, orages, éclairs, pluie, rien...

Après, ces peurs, ces ressentis ont des racines dans des croyances inconscientes. Tu n'y a accès que si tu l'accueilles, pas si tu le fuis, censures, essaies de mettre un couvercle dessus, comme je te l'avais pointé dans mon post précédent :
J'ai aussi pu constater qu'il y a beaucoup de peur derrière agir depuis mon ressenti du moment.

Ceci illustre exactement ce que je suis en train d'écrire : d'être dans une position d'accueil et d'observation, au lieu de subir tes réactions, t'a ouvert à un nouveau savoir, une nouvelle compréhension : tu as compris qu'il y avait de la peur derrière (et note que ce n'est pas un processus de la pensée : tu interroges l'évènement, ton ressenti, sans mot, ni pensée, c'est juste une ouverture, et la réponse monte comme une bulle qui sort de la vase, et là tu peux mettre des mots dessus. C'est magique :-)
L'écoute, l'ouverture, l'accueil t'ouvre à une compréhension.
La résistance, effet de la peur, t'enferme dans l'inconscience. (Et cette peur est injustifiée : il n'y a pas de menace réelle, ton intégrité physique n'est pas concernée. C'est juste un reliquat de peur irrationnelle enfantine...)

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Re: La fin du doute

Postby Sunmoon » Sat Oct 07, 2023 9:15 pm

Ces énergies me font retomber dans l'identification individuelle.
Qu'entends-tu par là ?
En quoi y a-t-il une quelconque identification là ?
Dans "énergies", je ne vois que des pensées, sensations, ressentis passagers pour ma part...
Je réalise que lorsque j'utilise le mot identification cela veut simplement dire la présence d'expérience. L'expérience semble être localisé et m'arriver "a moi". Les pensés n'accepterons jamais ce fais et produiront toujours ces interprétations éronné mais très utilent d'un moi individuel.

Je sais maintenant que j'ai passé cela. Je voie clairement que je suis dans le processus d'alignemer mon expérience a ma nature. Mais je sais, voie et connait ma nature directement.

Je suis venu sur se forum pour trouver ce que je savais déja.

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Re: La fin du doute

Postby sulawesi » Sun Oct 08, 2023 10:46 am

Bonjour Sunmoon,
Je sais maintenant que j'ai passé cela. Je voie clairement que je suis dans le processus d'alignemer mon expérience a ma nature. Mais je sais, voie et connait ma nature directement.
J'avais l'impression de quelque chose de cet ordre, mais c'était contredit par endroit. D'où un questionnement approfondi...
Je suis venu sur se forum pour trouver ce que je savais déja.
Oui et non :-) c’était apparement pas si clair :-)
Si tu es venu ici c'est qu'il y avait des choses à clarifier... Relis-toi, ça peut être instructif…

Il y a un temps d'allers/retours entre être rien et tout, écoute, présence et être pris dans des réactions, agitation, tension. Lire "La fin de votre monde" d'Adyashanti peut être instructif.
Un temps de clarification, "d'assainissement", de nettoyage de vieux conditionnements, vieilles croyances est à faire. L'accès à une écoute, une présence accueillante, réceptive permet ça. Je conseille le Travail de Byron Katie. Cet outil et sa parole sont précieux à mon sens pour tout ça. C'est, en gros, une forme de méditation guidée... ( Voir "Aimer ce qui est", son premier livre, « J’ai besoin que tu m’aimes, est-ce vrai » est très bien aussi).
Les réactions, l’agitation, activées par un stimuli quelconque, des circonstances particulières se déclencheront tant qu’il n’y aura pas eu questionnement, tant qu'une compréhension n’aura pas mis au jour des croyances cachées, les vieux conditionnements qui en sont la source…
Les pensés n'accepterons jamais ce fais et produiront toujours ces interprétations éronné mais très utilent d'un moi individuel.
Euuhh… Clarifie-moi ça stp :-)
Mais je sais, voie et connait ma nature directement.
Je suis venu sur se forum pour trouver ce que je savais déja.
Mmm… Beaucoup d’affirmations et de certitudes là :-)
Ne t’imagine pas arrivé quelque part, c’est une croyance, ça n’existe pas. Tu peux considérer toute affirmation, toute certitude comme douteuse et relevant d’un besoin de certitude, sécurité, latent, encore à l’oeuvre… :-)
Mais je sais, voie et connait ma nature directement.
En quoi ? Comment le sais-tu ? Qu’est-ce que connaître sa nature indirectement ?

Thierry

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Re: La fin du doute

Postby Sunmoon » Sun Oct 08, 2023 3:09 pm

[
quote] Les pensés n'accepterons jamais ce fais et produiront toujours ces interprétations éronné mais très utilent d'un moi individuel.
Euuhh… Clarifie-moi ça stp :-)[/quote]

Les pensées sont incapables d'accepter la réalité de lars leur nature conceptuelle. Le raisonnement mental fonctionne par interprétation donc objectivera toujours la réalité en la fragmentant.

L'individu est une fragmentation par l'esprit pour son fonctionnement.
Mais je sais, voie et connait ma nature directement.
En quoi ? Comment le sais-tu ? Qu’est-ce que connaître sa nature indirectement ?
C'est une façon d'écrire. La sémantique suggère une destination, une fin, un clarité indiscutable. Une sorte d'objet trouvé mais cela est inexacte.

La réalité est exactement ici maintenant. Elle est précisément ce qu'elle est. Elle est connu directement dans l'instant toutefois elle est déjà autre en même temps.

Il n'y a pas grand chose a dire vraiment car tout mot est déjà éronné.

Lorsque le chemin à Dieu se termine.
le chemin en Dieu commence.

Mais tout ces mots sont bien petit et vain finalement.

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Re: La fin du doute

Postby sulawesi » Mon Oct 09, 2023 11:02 am

Bonjour Sunmoon,
Les pensées sont incapables d'accepter la réalité de par leur nature conceptuelle.
Les pensées sont une entité qui décide, accepte, n'accepte pas ?
Il existe un penseur qui fait des choix ?
Le raisonnement mental fonctionne par interprétation donc objectivera toujours la réalité en la fragmentant.
L'individu est une fragmentation par l'esprit pour son fonctionnement.
Oui, la pensée fragmente le réel, fait une représentation fixe, une photo, à partir d'un réel qui lui est constamment dynamique, mouvant, changeant. Elle crée des catégories, des représentations/mots qui sont interprétées par chacun en fonction de sa mémoire (et donc sa subjectivité).
Oui, la notion d'individu, égo, est juste une représentation, une pensée, basée sur une mémoire +/- sélective. Ça n'a pas de réalité... Toute représentation est fausse. Une approximation.
La réalité est exactement ici maintenant. Elle est précisément ce qu'elle est.
Oui... Seul l'égo, qui n'est en fait qu'un assemblage de croyances et d'attentes, la divise, justement selon ses attentes et ses croyances (une mémoire) en "souhaitable"/"non souhaitable", positif/négatif, bien/mal, hier/demain/maintenant...
Ces catégories n'ont aucune réalité, elles sont purement abstraites.
La réalité est exactement ici maintenant. Elle est précisément ce qu'elle est. Elle est connu directement dans l'instant toutefois elle est déjà autre en même temps.
L'instant est en fait un présent intemporel. c'est un mot qui décrit imparfaitement ce qui est en fait un flot continue sur lequel on ne peut mettre le doigt. C'est comme mettre le doigt dans un torrent et dire que c'est de l'eau... Le mot décrit une vague catégorie, ce que le doigt a touché s'est dilué dans le courant, et s'il pleut et l'eau devient boueuse ça sera bien différent.
La pensée crée le temps : les notions de passé et de futur, qui n'ont en fait pas de réalité. Ce sont des représentations de la pensée, des abstractions...
Il n'y a pas grand chose a dire vraiment car tout mot est déjà erroné.
Mais tout ces mots sont bien petit et vain finalement.
Oui... ("Petit" est un jugement ? :-) )
Les mots ne sont pas vain, c'est la volonté de leur faire représenter et décrire parfaitement la réalité qui est vaine. Ils ont leur utilité : sans mot, difficile de réserver un train, discuter de ta panne de voiture avec ton garagiste, sans mots tu regardes ton petit gamin qui baragouine quelques sons en essayant de comprendre pourquoi il pleure et si ça relève du pédiatre :-) :-)
Bref, Il faut juste reconnaitre leur limite...

C'est pour ça que la compréhension ne peut être que vécue, ça ne passe pas par la pensée. La pensée peut formuler des questions mais les réponses, la compréhension, sont vécues (même si, depuis cette compréhension, on peut essayer de formuler, mettre en mots de la façon la plus juste possible, c'est ce que je fais là. Mais ce sera toujours faux, de l'approximation, ça tourne autour du pot pour ainsi dire... Ça ne peut être vraiment entendu que depuis une compréhension vécue. sinon, c'est juste traduit depuis une incompréhension ou une compréhension fausse ou approximative, une sorte de malentendu, en fait...)
La réalité est exactement ici maintenant. Elle est précisément ce qu'elle est.
Quand cette réalité n'est pas vécue, mais juste à l'état de concept, tu te retrouves dans cette situation que tu exprimais :-) =>
La première qu’il me manque quelques choses. Je suis incomplet et je n’ai aucune idée de comment « trouver » ce qui me manque.
La deuxième ce que j’ai en ce moment n’est pas suffisant. Ou est la plénitude, l'équanimité et la joie dont on m’a tant parlé ?
Ici, ce qui est expérimenté n'est pas le réel, c'est la croyance qu'il y aurait une autre réalité que celle-ci, qui serait "mieux", ou "plus", tu as perdu le contact avec la réalité du présent intemporel et tu vis au travers de cette croyance avec la souffrance associée à ce divorce d'avec le réel.
D'où nos échange du début... (d'ailleurs, je t'invite à relire tous les échanges, il y a probablement des choses que tu ne pouvais entendre au début, qui prendront un nouvel éclairage. Et tu auras sûrement un regard différents sur le Sunmoon du début des échanges)

Thierry

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Sunmoon
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Joined: Fri Aug 25, 2023 10:36 am

Re: La fin du doute

Postby Sunmoon » Mon Oct 09, 2023 11:29 am

Les pensées sont une entité qui décide, accepte, n'accepte pas ?
Je ne vois aucune entité ici.

Il existe un penseur qui fait des choix ?
Je ne vois aucun penseur ici.
Il n'y a pas grand chose a dire vraiment car tout mot est déjà erroné.
Mais tout ces mots sont bien petit et vain finalement.
Oui... ("Petit" est un jugement ? :-) )
Les mots ne sont pas vain, c'est la volonté de leur faire représenter et décrire parfaitement la réalité qui est vaine. Ils ont leur utilité : sans mot, difficile de réserver un train, discuter de ta panne de voiture avec ton garagiste, sans mots tu regardes ton petit gamin qui baragouine quelques sons en essayant de comprendre pourquoi il pleure et si ça relève du pédiatre :-) :-)
Bref, Il faut juste reconnaitre leur limite...
Petit pour dire:
Bref, Il faut juste reconnaitre leur limite...
Tout ce qui est ressenti comme limité est souvent expérimenté comme "petit" en contraste avec l'illimité qui est souvent décrit comme "vaste ou expansif".
Par exemple:
Le mot amour est petit en contraste avec l'actuelle expérience que le mot pointe en direction.

Vain pour dire:
Les mots ne sont pas vain, c'est la volonté de leur faire représenter et décrire parfaitement la réalité qui est vaine.
C'est cette réalité qui nous intéresse ici.

J'ai l'impression que parler avec des mots qui ont une connotation plus neutre pourrait être plus fonctionnelle pour communiquer sur ce sujet avec toi. ^^


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