Sur la voie vers la Voie

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Jéjé
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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby Jéjé » Sun Jun 15, 2025 2:02 pm

Bonjour Thierry,
Sans ce scénario, et donc en reconnaissant qu’en fait c’était dans le cours normal des choses, et que ça n’aurait pu être autrement, y a-t-il de la place pour du regret et de la tristesse ? Quel est l’état d’esprit ?
Là tout de suite, ça n'est pas triste ni complètement regrettable. C'est plutôt serein. Ce qui me vient c'est plutôt : c'est ainsi, c'est comme ça.

Est-ce dérangeant ? Est-ce un problème ?
Ça ne me plaît pas. J'en ai marre d'être seul et ai envie de me rendre utile auprès d'autrui notamment...

Jérémy

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby sulawesi » Mon Jun 16, 2025 9:50 pm

Bonsoir Jérémy,
Là tout de suite, ça n'est pas triste ni complètement regrettable. C'est plutôt serein. Ce qui me vient c'est plutôt : c'est ainsi, c'est comme ça.
… et tu es devant un espace ouvert, riche de possibles, et pas à ruminer sur du passé, “ce qui aurait pu être”…
J'en ai marre d'être seul et ai envie de me rendre utile auprès d'autrui notamment...
Qu’est-ce qui t’en empêche ?
Tu es à Marseille, c’est vaste et plein de monde et de possibilités. Même un passage en boulangerie de ton quartier est l’occasion d’échanger un sourire, c’est un moment d’échange et de lien.
Tu habites dans une résidence.Tu me parles d’individualisme. Qu’est-ce qui t’empêche d’inviter tes voisins à bouffer par 2 en variant 😊 . Tu vas créer des liens entre tes voisins, avec tes voisins, changer l’ambiance… (Bon, le courant ne passera pas nécessairement avec et entre tout le monde, bien sûr).
Tes enfants, tu peux faire des RdV en Visio de temps en temps, c’est déjà ça…

Tu as des cartes en main et tu n’es pas obligé d’attendre que les choses viennent à toi…

Bon, j’espère que ton opération s’est bien passée…

Thierry

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby Jéjé » Thu Jun 19, 2025 9:20 pm

Bonsoir Thierry,

De retour à la maison où je commence un peu à reprendre pied et m'éloigner doucement de la douleur des suites de l'opération. Donc...

… et tu es devant un espace ouvert, riche de possibles, et pas à ruminer sur du passé, “ce qui aurait pu être”…
Oui tout à fait. Bon pour autant j'ai revu ma compagne tout à l'heure et de la tristesse est remontée avec des émotions et un petit flot de pensées...

Qu’est-ce qui t’en empêche ?
Tu es à Marseille, c’est vaste et plein de monde et de possibilités. Même un passage en boulangerie de ton quartier est l’occasion d’échanger un sourire, c’est un moment d’échange et de lien.
Tu habites dans une résidence.Tu me parles d’individualisme. Qu’est-ce qui t’empêche d’inviter tes voisins à bouffer par 2 en variant 😊 . Tu vas créer des liens entre tes voisins, avec tes voisins, changer l’ambiance… (Bon, le courant ne passera pas nécessairement avec et entre tout le monde, bien sûr).
Tes enfants, tu peux faire des RdV en Visio de temps en temps, c’est déjà ça…
Oui. Encore une fois tout à fait.
J'ai l'impression que j'aime que les choses me tombent tout cuit dans le bec.
Ce que je n'arrive pas à comprendre c'est la chose suivante : Si je provoque quelque chose c'est que ça vient du personnage, du concept du mental ? Alors suis-je bien quand même dans une démarche alignée ou non ?

Bon, j’espère que ton opération s’est bien passée…
Oui très bien. Le chirurgien est content de son travail et moi je dois me faire à ma nouvelle mâchoire...

Belle nuit.

Jérémy

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby sulawesi » Fri Jun 20, 2025 12:51 pm

Bonjour Jérémy,
De retour à la maison où je commence un peu à reprendre pied et m'éloigner doucement de la douleur des suites de l'opération. Donc...
Ouhhh… Mâchoire ça doit être douloureux en suite opératoire… 😊
Bon pour autant j'ai revu ma compagne tout à l'heure et de la tristesse est remontée avec des émotions et un petit flot de pensées...
Sans rentrer dans les détails bien sûr, tu te souviens du contenu des pensées ? Est-ce qu’elles évoquaient le passé ? S’attachaient à des « si…. Alors… » ?
l'absence de nombreux membres de ma famille déjà partis qui me rappellent avec nostalgie les bons moments passés dans ma jeunesse et l'impossibilité de ceux-ci de se revivre à nouveau.
La fin de mon travail à venir avec le fait que ça n'était pas entièrement voulu et que j'aurais préféré partir autrement mais surtout rester.
Note le fonctionnement de la pensée qui évoque et ranime du passé, du révolu, pour activer des émotions et une une identité nostalgique, ancrée sur ce qui a été (au lieu d’être dans un présent qui a refermé une porte et à devant lui tout un tas de possibilités auxquelles méditer).
Ce n’est ni à juger, ni à contrôler (impossible, les pensées ne se contrôlent pas), juste prendre note du mécanisme de la pensée, la mémoire qui génère des images, des pensées, qui par la suite vont activer des émotions.

Quelles émotions celà active-t-il ? Des émotions positives ? agréables ? Stimulantes ?
ça n'était pas entièrement voulu et que j'aurais préféré partir autrement mais surtout rester.
« J’aurais préféré… » est une pensée, pas du réel, on est d’accord.
Quelles émotions suscite cette pensée ?


Thierry

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby Jéjé » Sat Jun 21, 2025 12:42 pm

Bonjour Thierry,
Ouhhh… Mâchoire ça doit être douloureux en suite opératoire… 😊
Pas agréable. Mais je suis médicamenté donc ça le fait bien ;)

Sans rentrer dans les détails bien sûr, tu te souviens du contenu des pensées ? Est-ce qu’elles évoquaient le passé ? S’attachaient à des « si…. Alors… » ?
Il y avait surtout de la tristesse à la voir partir alors que j'aurais aimé que nous restions ensemble davantage. Donc effectivement il y a bien une pensée : Si tu étais restée davantage, alors nous aurions pu profiter un peu plus...

Quelles émotions celà active-t-il ? Des émotions positives ? agréables ? Stimulantes ?
Si tu parles des émotions liées au présent et au futur proche alors je dirai que (hormis le temps très proche du rétablissement qui m'importe le plus déjà) il y a effectivement une certaine forme d'excitation à l'idée de ce qui m'attend comme futur boulot et tout ce que cela apportera comme rencontres, challenges, opportunités, joie, etc.

« J’aurais préféré… » est une pensée, pas du réel, on est d’accord.
Quelles émotions suscite cette pensée ?
Oui tout à fait d'accord. Même si ça lève une certaine tension de lire cela. C'est vrai.
Difficile à décrire les émotions liées à cette pensée. Je dirais de l'amertume mélangé avec l'accueil de cette évidence quand même...


Belle journée.

Jérémy

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby sulawesi » Mon Jul 07, 2025 7:40 am

Bonjour Jérémy,

J’espère que les suites de l’opération se sont dissipées pour toi et que c’est plus confortable…

Désolé de l’interruption. Rentré de la montagne dans la fournaise (je suis dans le Sud aussi, à Avignon), et occupé, je n’ai pas vu les jours passer.

Tous les derniers échanges depuis le premier juin étaient partie du fait que tu exprimais des « pensées liées à une tristesse », pensées que je t’avais demandé de lister (relis ces échanges stp), tout en observant l’effet qu’elles avaient si tu les croyais.

Dans toute la suite des échanges je t’ai invité à questionner ces pensées (à propos de ton ex-compagne, tes enfants, ton travail…), questionner leur vérité, l’effet que cela avait de les tenir pour vrai : les émotions que ça générait (mon message du 4 juin 11h18, en réponse à ton interrogation :
… et tristesse aussi puisque tu l’avais listé dans les pensées liées à cet affect.
Oui c'est vrai...
Ça pourrait être autrement ?
En relisant ces échanges, est-ce que tu perçois le mécanisme, comment les émotions, cette tristesse s’invitent ? Comment pensées crues et émotions sont liées.

Thierry

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby Jéjé » Fri Jul 18, 2025 8:13 pm

Bonsoir Thierry.

A mon tour désolé de ma réponse tardive, il y a plusieurs grands changements en cours et j'avais moins la tête à nos échanges. Par ailleurs les suites de l'opération sont bonnes.

J'ai pris le temps de relire les messages.
En relisant ces échanges, est-ce que tu perçois le mécanisme, comment les émotions, cette tristesse s’invitent ? Comment pensées crues et émotions sont liées.
Alors je dirai que je perçois les mécanismes qui se mettent en place de façon presque évidente chez les autres et de temps en temps chez moi !
Je constate qu'effectivement sans pensée de fond, il ne peut y avoir d'émotion. Cette dernière me semblant être un agglomérat exagéré d'une sensation et d'une pensée.

Cette vision n'empêche pas la tristesse de s'inviter par moment. Les pensées ayant fait leur œuvre auparavant...
Toutefois je ne mets pas de tension à essayer de la faire disparaître.

Je constate surtout qu'en ce moment il y a curiosité poussée à me documenter sur les actualités et évidemment ça ne me procure pas de joie mais enrichi mon argumentaire.

C'est fou comme l'intérêt à se pourrir la vie se manifeste !
Si ça n'est pas avec la tristesse en raison de la séparation, c'est en raison d'un contexte familial. Et si j'ai épuisé ces aspects là je me retranche sur le côté géopolitique !

Je vois qu'il y a un mécanisme qui s'active à ne pas chercher la paix d'une certaine façon. Du moins c'est un peu le bilan
que je fais actuellement.

Dans l'attente de te lire je te souhaite une belle soirée.

Jérémy

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby sulawesi » Sun Jul 20, 2025 11:50 pm

Bonjour Jérémy,
A mon tour désolé de ma réponse tardive, il y a plusieurs grands changements en cours et j'avais moins la tête à nos échanges. Par ailleurs les suites de l'opération sont bonnes.
Pas de soucis, et tant mieux côté santé…
Alors je dirai que je perçois les mécanismes qui se mettent en place de façon presque évidente chez les autres et de temps en temps chez moi !
C’est un bon début 😊
Sérieusement, en fait. Quand on commence à percevoir les mécanismes chez les autres on a fait la moitié du chemin. La suite c’est les percevoir chez soit après coup, à froid (alors qu’on ne les a pas perçus en direct).
Après on finit par voir tout dans l’instant, spectateur de la pièce sans y participer…
Je constate qu'effectivement sans pensée de fond, il ne peut y avoir d'émotion.
Je fais une différence entre affect et émotion.
Les affects sont des réactions qui ont une source dans la subjectivité du sujet : sa mémoire, ses pensées, croyances à propos d’une situation.
Dans les échanges qu’on a eu, toutes pensées par rapport au passé, concernant par exemple ton ex, les croyances autour de ce qui aurait dû être si…, la nostalgie, la fin de ton travail, les pensées relative au futur (appréhensions). Toutes ces pensées crues, ces croyances, ces évocations déclenchés des affects divers : amertume, tristesse, inquiétude, regrets…

Je réserve le mot «émotions » aux ressentis qui ne sont pas de sources dans un sujet et ses croyances, son passé. Par exemple tout ce qui résulte d’une empathie, d’une participation à l’autre (il n’y pas le sujet avec ses attentes, ses histoires, ses projections ici)

Donc pour finalement répondre à cette question :
et tristesse aussi puisque tu l’avais listé dans les pensées liées à cet affect.
Oui c'est vrai...
Ça pourrait être autrement ?
Oui, ça peut être autrement : tant que tu crois tes pensées sans les remettre en questions, tu nourris le personnage agité d’affects divers et variés : tristesse, tension, contrariété, peurs, nostalgie… avec diverses conséquences somatiques : tension musculaire, agitation, fatigue… Pensée compulsive aussi, bavardage (note comme les personnes stressées peuvent être bavardes 😊 (tout les bavardages ne sont pas nécessairement l’effet d’un stress…)
Tout ça n’est pas le résultat de l’instant présent mais de croyances à propos du présent, du passé, du futur.
Cette vision n'empêche pas la tristesse de s'inviter par moment. Les pensées ayant fait leur œuvre auparavant...
Toutefois je ne mets pas de tension à essayer de la faire disparaître.
Tout à fait. Ce serait l’effet de la croyance que ça ne devrait pas être, ce qui est faux, la preuve : c’est ainsi. Et ce n’est pas un pb : c’est juste une ambiance qui passe... ça vient, puis ça s’en va. Pas de menace, pas de pb…
En faire un pb et s’efforcer de le contrôler serait effectivement une tension (qui est toujours un symptôme qu’on se plante, qu’on est pas dans la bonne voie).

Accueillir ce qui est est paisible, c’est une position d’observation non impliquée. Dans cette non implication, cette neutralité, on n’est plus victime de croyances inconscientes. On regarde la pièce se jouer…
Toute tentative de contrôle est absurde, on l’a bien vu : les pensées, les affects, tout ça survient. On n’a pas la main sur un robinet qui contrôlerait ce flux…
Je constate surtout qu'en ce moment il y a curiosité poussée à me documenter sur les actualités
Elle est riche… 😊
C'est fou comme l'intérêt à se pourrir la vie se manifeste !
Si ça n'est pas avec la tristesse en raison de la séparation, c'est en raison d'un contexte familial. Et si j'ai épuisé ces aspects là je me retranche sur le côté géopolitique !
Effectivement, je ne l’avais pas abordé, mais ça se dégage de tes mots : tu as tendance à nourrir une identité de victime, un peu caliméro, quoi… 😊
Je vois qu'il y a un mécanisme qui s'active à ne pas chercher la paix d'une certaine façon. Du moins c'est un peu le bilan que je fais actuellement.
C’est une identité comme une autre. Mieux vaut être triste et seul que rien 😊. C’est une forme d’égo, quoi…
Note bien comme cette identité est fabriquée et nourrie par tes pensées (à propos de ton ex, tes enfants, ton père, le passé, ta solitude…). Je pense que tu pourrais tout aussi bien t’amuser à trouver et lister des raisons d’être heureux.

(Eckhart Tolle en parle dans « Nouvelle terre » il me semble. Il appelle cette identité construite sur la souffrance « le corps de souffrance ». C’est intéressant)

Peut-être un conditionnements familial… Peut être que gamin tu obtenais de l’attention quand tu chouinais 😊

Thierry

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby Jéjé » Thu Jul 24, 2025 9:59 pm

Bonsoir Thierry.

Merci pour ton retour.

C’est un bon début 😊Sérieusement, en fait. Quand on commence à percevoir les mécanismes chez les autres on a fait la moitié du chemin. La suite c’est les percevoir chez soit après coup, à froid (alors qu’on ne les a pas perçus en direct).
Après on finit par voir tout dans l’instant, spectateur de la pièce sans y participer…
Bon je n'y suis pas encore mais je tends ou tout au moins ça m'intéresserait d'y arriver.

Je réserve le mot «émotions » aux ressentis qui ne sont pas de sources dans un sujet et ses croyances, son passé. Par exemple tout ce qui résulte d’une empathie, d’une participation à l’autre (il n’y pas le sujet avec ses attentes, ses histoires, ses projections ici)
OK. Ton point de vue est intéressant et prête vraiment à réflexions.

Effectivement, je ne l’avais pas abordé, mais ça se dégage de tes mots : tu as tendance à nourrir une identité de victime, un peu caliméro, quoi… 😊
Y a t il un intérêt à creuser là-dessous ?

Peut-être un conditionnements familial… Peut être que gamin tu obtenais de l’attention quand tu chouinais 😊
Oui effectivement de ce que l'on m'a dit j'étais beaucoup dans les jupes de ma mère. Et je prenais un plaisir sournois à attirer l'attention à moi en piquant des crises de pleurs terribles.
De ce fait, quelque chose à en tirer Docteur ?


Il y a toujours ici cette impression de non achèvement, de continuité de cheminement car existe un ressenti d'une étape ou d'un jalon non encore posé. Difficile à expliquer mais c'est quelque chose de fond.


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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby sulawesi » Sat Jul 26, 2025 10:36 pm

Bonjour Jérémy,
Y a t il un intérêt à creuser là-dessous ?
Non, je ne pense pas… juste prendre note de l’observation… Le « problème » n’est pas dans le mécanisme. Ce serait plutôt dans le fait de croire les pensées qui construisent ça. Si tu t’identifies à un personnage souffrant, triste de son sort, et si tu alimentes cette identité par des pensées qui justifient et alimentent cette identité et que ça génère chez toi une ambiance morose au lieu d’un dynamisme positif, il est peut-être utile d’être conscient de ce mécanisme plutôt qu’en être victime inconsciente.

C’est un peu ce que tu exprimais là :
Là en ce moment je vois qu'il y a beaucoup de tristesse et cette empreinte que cette émotion laisse habituellement dans mon corps. Un mélange de pensées avec de la nostalgie, un peu d'appréhension quant à l'avenir, etc...
Des pensées quoi... Je tâche de garder mes distances avec elles afin de ne pas m'enfoncer dans ces histoires comme je le fais à l'accoutumée.
Or, en questionnant les pensées qui fondait ça, on s’est aperçu qu’elles étaient discutables.
De ce fait, quelque chose à en tirer Docteur ?
Ben ça valide mon hypothèse :-)
Le seul intérêt c’est que si tu te prends à ressasser des pensées négatives qui alimentent une tristesse, tu auras le réflexe de te dire « Ah…. Je suis en train d’alimenter un vieux personnage fictif de mon enfance » (au lieu de subir ce mécanisme par inconscience)
Il y a toujours ici cette impression de non achèvement, de continuité de cheminement car existe un ressenti d'une étape ou d'un jalon non encore posé. Difficile à expliquer mais c'est quelque chose de fond.
C’est une pensée ou une perception réelle dans l’instant ?
Là, maintenant. En quoi ce maintenant serait « imparfait », insuffisant ? Peut-il être autrement ? Peut-il y avoir un autre maintenant mieux ? Un autre là/maintenant est-il possible ? Y a-t-il autre chose que ce là, maintenant ?

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby Jéjé » Tue Jul 29, 2025 8:29 pm

Bonsoir Thierry.

Merci pour ton retour.

Non, je ne pense pas… juste prendre note de l’observation… Le « problème » n’est pas dans le mécanisme. Ce serait plutôt dans le fait de croire les pensées qui construisent ça. Si tu t’identifies à un personnage souffrant, triste de son sort, et si tu alimentes cette identité par des pensées qui justifient et alimentent cette identité et que ça génère chez toi une ambiance morose au lieu d’un dynamisme positif, il est peut-être utile d’être conscient de ce mécanisme plutôt qu’en être victime inconsciente.
Oui. En effet.

Il y a toujours ici cette impression de non achèvement, de continuité de cheminement car existe un ressenti d'une étape ou d'un jalon non encore posé. Difficile à expliquer mais c'est quelque chose de fond.

C’est une pensée ou une perception réelle dans l’instant ?
Là, maintenant. En quoi ce maintenant serait « imparfait », insuffisant ? Peut-il être autrement ? Peut-il y avoir un autre maintenant mieux ? Un autre là/maintenant est-il possible ? Y a-t-il autre chose que ce là, maintenant ?
Bon effectivement il s'agit d'une pensée. J'avais envie d'écrire un ressenti mais c'est véritablement une pensée.
Ce maintenant est ce qu'il est. Il n'y a que mon sens de l'analyse qui peut en tirer des mots tels que "imparfait, insuffisant".
Il ne peut être différent, il ne peut pas y avoir un autre maintenant.
A priori il n'y a que cela, ce là maintenant... Et des pensées et de légères frustrations !

Belle nuit.

Jérémy

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby sulawesi » Wed Jul 30, 2025 10:53 pm

Bonsoir ou bonjour Jérémy,
Ce maintenant est ce qu'il est. Il n'y a que mon sens de l'analyse qui peut en tirer des mots tels que "imparfait, insuffisant". Il ne peut être différent, il ne peut pas y avoir un autre maintenant
.
Je ne dirais pas que c’est de l’analyse, c’est juste de la comparaison avec un imaginaire, des pensées à propos de ce qu’aurait pu être les choses, ce qu’elles pourrait être (en un supposé mieux).
La pensée se dissocie du réel et projette un imaginaire supposé être mieux, parfait (sur du passé vécu, du présent, du futur), en statuant que ce là, maintenant est « imparfait », insuffisant ».
Ce qui ne veut pas dire que tu vas rester avec un cancer diagnostiqué, avec un dos en vrac ou avec des pneus lisses sur ta voiture sans remédier à ça 😊 . C’est différent, ce n’est pas ce que je dis.

Si par exemple une maladie chronique affecte ton corps, cet évènement est « parfait » dans le simple fait que c’est la réalité. « Ça n’aurait pas dû arriver », « c’est terrible », ne sont que des pensées greffées sur cette réalité, fondées sur un refus du réel, une comparaison avec un autre réel purement imaginaire, sans fondements, censé être « mieux ».
Et croire ces pensées, s’y attacher, n’apporte qu’une résistance douloureuse à la réalité, une souffrance…

Sans attachement à ces pensées, tu continues à vivre, en faisant ce que tu as à faire concernant cette maladie chronique.
Et de plus la pensée que cette maladie est une catastrophe est un postulat sans fondement : des expériences douloureuses peuvent être révélatrices, avoir des contreparties riches d’enseignement et de maturations, pour toi-même ou pour tes proches…
Il y a toujours ici cette impression de non achèvement, de continuité de cheminement car existe un ressenti d'une étape ou d'un jalon non encore posé. Difficile à expliquer mais c'est quelque chose de fond.
L’expérience est une succession ininterrompu de perceptions, pensées, émotions, actions… C’est un flot continu. La notion d’achèvement, de jalon, est purement conceptuelle… C’est la pensée, la mémoire qui fabrique ces notions. Des pensées, émotions, objets, réactions apparaissent et disparaissent dans le champs de la conscience. Sans la pensée, la mémoire, il n’y a plus de jalon, étape, ou achèvement.
A priori il n'y a que cela, ce là maintenant... Et des pensées et de légères frustrations !
Oui, et elles font partie de ce là, maintenant, et ne sont pas un problème. C’est juste un ressenti qui passe. C’est aussi libératoire d’être dégagé d’attentes imaginaires 😊 L’instant présent retrouve toute son importance quand tu réalises que ta vie est en fait un là, maintenant, intemporel. Tout le reste est construction de la pensée…

Thierry

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby Jéjé » Wed Aug 06, 2025 11:51 pm

Bonsoir Thierry.
Je travaille pendant 2 semaines de manière très intense.
Je reviens vers toi dès que possible.
Merci pour ta compréhension.
Jérémy

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby sulawesi » Thu Aug 07, 2025 8:43 am

Bonjour Jérémy,

Pas de soucis…

À plus

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Re: Sur la voie vers la Voie

Postby Jéjé » Fri Aug 22, 2025 12:20 pm

Bonjour Thierry,

Merci pour ta patience.

Beaucoup d'évènements ici : décès de mon père il y a 3 jours, jugement de ma compagne en sa défaveur et changement de braquet, boulot épanouissant mais très prenant et fatiguant... Je retrouve un tout petit peu de temps pour revenir à nos échanges.
Je ne dirais pas que c’est de l’analyse, c’est juste de la comparaison avec un imaginaire, des pensées à propos de ce qu’aurait pu être les choses, ce qu’elles pourrait être (en un supposé mieux).
La pensée se dissocie du réel et projette un imaginaire supposé être mieux, parfait (sur du passé vécu, du présent, du futur), en statuant que ce là, maintenant est « imparfait », insuffisant ».
Ce qui ne veut pas dire que tu vas rester avec un cancer diagnostiqué, avec un dos en vrac ou avec des pneus lisses sur ta voiture sans remédier à ça 😊 . C’est différent, ce n’est pas ce que je dis.
.
Oui je l'entends tout à fait et ça me paraît clair.

Si par exemple une maladie chronique affecte ton corps, cet évènement est « parfait » dans le simple fait que c’est la réalité. « Ça n’aurait pas dû arriver », « c’est terrible », ne sont que des pensées greffées sur cette réalité, fondées sur un refus du réel, une comparaison avec un autre réel purement imaginaire, sans fondements, censé être « mieux ».
Et croire ces pensées, s’y attacher, n’apporte qu’une résistance douloureuse à la réalité, une souffrance…
.
Je comprends. Ça reste toutefois difficile de ne pas tomber dans le panneau pour moi. Par exemple je vois un refus lié aux comportements et attitudes des enfants de ma compagne. Je ne les ai pas vu depuis 1 an d'ailleurs et ça compromet très clairement la possibilité d'avancer ensemble. Mais peut-être est-ce un coup monté inconscient de ma part pour éviter de me remettre en couple sous un toit commun ou que je ne suis prêt à le faire avec ma compagne actuelle ?

Sans attachement à ces pensées, tu continues à vivre, en faisant ce que tu as à faire concernant cette maladie chronique.
Et de plus la pensée que cette maladie est une catastrophe est un postulat sans fondement : des expériences douloureuses peuvent être révélatrices, avoir des contreparties riches d’enseignement et de maturations, pour toi-même ou pour tes proches…
.
J'ai déjà vécu des évènements que j'ai catalogué négatifs à un moment mais qui par la suite se sont révélés salvateurs. Je suis également persuadé, sans avoir d'exemple sous la main, qu'il y a des impacts invisibles à nos yeux mais tout à fait probant pour autrui.

L’expérience est une succession ininterrompu de perceptions, pensées, émotions, actions… C’est un flot continu. La notion d’achèvement, de jalon, est purement conceptuelle… C’est la pensée, la mémoire qui fabrique ces notions. Des pensées, émotions, objets, réactions apparaissent et disparaissent dans le champs de la conscience. Sans la pensée, la mémoire, il n’y a plus de jalon, étape, ou achèvement.
Je comprends intellectuellement ce que tu écris. Il y a une certaine résistance liée au côté visuel de ce qui apparaît dans le champ de la conscience. Le visuel me semble plus réel que les autres sens.
Oui, et elles font partie de ce là, maintenant, et ne sont pas un problème. C’est juste un ressenti qui passe. C’est aussi libératoire d’être dégagé d’attentes imaginaires 😊 L’instant présent retrouve toute son importance quand tu réalises que ta vie est en fait un là, maintenant, intemporel. Tout le reste est construction de la pensée…
Il y a ici un espoir que puisse se manifester un jour cette libération liée à l'absence d'attentes imaginaires.
Je n'y suis pas encore sur le fait que ma vie est un là, maintenant intemporel.


Belle journée.

Jérémy


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