Conscience : simple mécanique ?

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guydurand
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Conscience : simple mécanique ?

Postby guydurand » Sat Dec 07, 2019 12:49 pm

Bonjour,

Comme il est d'usage, voici ma bio :

Zen monk Guy Dôsen Durand met Zen master Taisen Deshimaru in 1969 and followed him until his death in April 1982. He then participated in J. Krishnamurti's educational program until 1993, when he joined the Nyingma branch of Tibetan Buddhism. He taught Dzogchen until 2006 before embarking on the traditional three-year retreat. In 2012, he was admitted to the Bön tradition of Dzogchen by Lopön Tenzin Namdhak.

After studying aviation engineering, he also worked as an airline pilot at Air France, mainly on long-haul flights. In 1976, he graduated in psychology (University Paris V). In 1994, after a four-year training, he obtained a degree in naturopathy and specialized in nutrition and autoimmune diseases.

Et voici ma question du jour,

La "conscience" est envisagée différemment selon les traditions :
- dans le bouddhisme, en général, on parle des 6 consciences
- dans le bouddhisme tibétain et le bön, on en ajoute deux (8 consciences)
- dans le dzogchen l'accent est mis sur la "claire lumière"
- dans l'approche non-duelle, on parle du Soi ou de Conscience (avec majuscules)
- dans le zen et le Chittamatra on parle d' "Esprit seul" (observateur et objet de perception)

Mais personne ne semble envisager la conscience comme une simple mécanique autogénérée et autogénérant son monde "extérieur"; c'est à dire comme une illusion allant de concert avec l'illusion d'un "moi", ou, ce qui revient au même, avec l'illusion du temps et de l'espace.

Car dans cette mécanique autocréatrice, il n'y a rien à libérer. Comme l'indique MAHARAJ: "Whatever I had thought earlier has now changed. What is happening now is that even the slightest touch of individuality has completely disappeared". Mais il rajoute: "And it is consciousness as such which is spontaneously experiencing".

Mais cette impression d'expérience n'est pas envisageable, là encore, sans les concepts associés de temps et d'espace. On s'accroche toujours à l'espoir que "quelque chose" demeurerait qui expérimenterait. On l'appelle Conscience, Soi, Moi, etc.

D'où mes questions lancées à l'assemblée : vouloir désespérément trouver un "expérimentateur" - fût-il appelé "Conscience" -, n'est-il pas l'ultime tentative de l'ego pour cautionner sa propre "existence" en lui substituant la notion apparemment indiscutée de "conscience"? Pourquoi polluer le flot du monde tel qu'il est avec l'idée d'un expérimentateur? On peut avoir l'illusion d'expérimenter, mais pourquoi se focaliser sur l'expérimentation plutôt que sur l'illusion?

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